Quatrième mobilité du projet : immersion à l’école primaire de Metamorfosi, Athènes

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Dans le cadre de notre projet européen consacré à l’évaluation des compétences chez les jeunes enfants, nous avons effectué notre quatrième mobilité à Athènes, en Grèce. Cette étape faisait directement écho à la mobilité que nous avions accueillie en mars 2025 à Rivesaltes, au sein de l’école Jean Zay, et s’inscrit dans la logique de réciprocité qui structure l’ensemble de notre démarche partenariale.

C’est le 3o Dimotiko Sxoleio Metamorfosis — la 3e école primaire de Metamorfosi — qui nous a ouvert ses portes. Cet établissement public athénien, fort de 12 classes réparties du CP au CM2, nous a été présenté et accompagné tout au long de notre séjour par Varvara Pyromali, qui nous a réservé un accueil particulièrement chaleureux.

Objectifs de la mobilité

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Cette mobilité, comme les précédentes, poursuivait un objectif central : permettre aux partenaires du consortium de visiter des environnements scolaires différents des leurs, afin d’explorer et de partager des pratiques d’évaluation des compétences chez les enfants de 7 à 11 ans. Le programme s’articulait autour de quatre temps distincts. Un premier temps d’observation directe d’un groupe d’élèves en situation de classe a permis à chaque participant de prendre la mesure des pratiques locales. Une session de travail collaboratif a ensuite été consacrée à la construction d’activités d’évaluation des compétences, en croisant les approches de chaque partenaire. Un troisième moment d’échanges libres a favorisé le partage de bonnes pratiques et de retours d’expériences. Enfin, une réunion de travail hybride a réuni l’ensemble du consortium pour faire le point sur l’avancement du projet. La composition de chaque mobilité est pensée pour maximiser la richesse des échanges : un représentant de chaque partenaire (ainsi qu’un représentant de Par Le Monde), un expert de l’éducation formelle du pays hôte, un expert du pays recevant, et entre dix et vingt enfants du pays recevant âgés de 7 à 11 ans.

Observations en classe, Session de travail et construction d’outils

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La séquence d’observation a constitué un moment fort de cette mobilité. Nous avons pu suivre une classe du cycle 2 pendant une matinée entière, dans un contexte scolaire sensiblement différent de ce que nous connaissons en France. L’organisation spatiale de la classe, la relation entre l’enseignante et ses élèves, le rythme des activités — tout invitait à un regard attentif et comparatif. Ce qui a particulièrement retenu notre attention, c’est la place accordée à l’oral dans les apprentissages. Les élèves étaient régulièrement invités à verbaliser leurs démarches, à expliquer leurs raisonnements devant le groupe, dans une dynamique qui valorise l’expression plutôt que le seul résultat écrit. Cette approche entre en résonance directe avec les réflexions que nous menons dans le cadre du projet sur la valorisation des compétences des enfants au-delà des performances scolaires traditionnelles.

Nous avons également observé l’utilisation d’outils d’évaluation informelle intégrés au quotidien de la classe : grilles d’auto-évaluation adaptées à l’âge des élèves, moments de co-évaluation entre pairs, et portfolios de compétences tenus par les enfants eux-mêmes. Ces pratiques, encore peu répandues dans certains contextes nationaux partenaires, ont nourri de nombreux échanges dans la suite de la mobilité.

L’après-midi a été consacré à un atelier de travail collectif réunissant les représentants des partenaires présents et l’équipe enseignante de l’école hôte. L’objectif était de co-construire des activités d’évaluation des compétences mobilisables dans des contextes nationaux différents, tout en tenant compte des réalités pédagogiques observées le matin même. Les échanges ont permis de faire émerger plusieurs points de consensus : la nécessité de distinguer évaluation et notation, l’importance de rendre l’enfant acteur de son propre parcours d’apprentissage, et la valeur des situations-problèmes ouvertes comme vecteur d’expression des compétences réelles. Des pistes concrètes ont été esquissées pour enrichir le référentiel commun en cours d’élaboration.

Retours d’expérience

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Cette quatrième mobilité confirme ce que les précédentes avaient déjà laissé entrevoir : la confrontation à d’autres systèmes éducatifs est une source inépuisable d’enseignements. Ce n’est pas tant l’exotisme des pratiques qui frappe que leur cohérence interne — la façon dont chaque contexte national a développé ses propres réponses à des questions fondamentalement communes. Le contexte grec, marqué par une tradition d’enseignement collectif forte et une culture de la discussion, offre un contrepoint intéressant aux approches plus individualisées en vigueur dans d’autres pays partenaires. Cette différence n’est pas un obstacle mais une richesse : elle oblige à questionner ce qui, dans nos propres pratiques, relève du choix pédagogique réfléchi et ce qui relève simplement de l’habitude.

Sur le plan humain, cette mobilité a une fois de plus démontré la capacité des acteurs de l’éducation à construire rapidement une communauté de travail, par-delà les barrières linguistiques et culturelles. L’accueil de Varvara Pyromali et de son équipe a joué un rôle déterminant dans la qualité des échanges : leur disponibilité, leur ouverture et leur enthousiasme ont créé les conditions d’un vrai dialogue professionnel. Nous repartons d’Athènes avec des idées, des outils et des questions nouvelles à porter dans la suite du projet. La prochaine étape du consortium nous permettra de mettre en commun l’ensemble des apports de cette mobilité et de continuer à construire, collectivement, un référentiel d’évaluation des compétences ancré dans la diversité des réalités éducatives européennes.

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