Enseignants et acteurs associatifs se forment aux méthodes de l’éducation non formelle
Une journée de formation a réuni à Pantin des enseignants et des membres d’associations locales autour d’une approche pédagogique fondée sur l’expérience, le jeu et l’expression corporelle.
Comprendre l’éducation non formelle par l’expérience
La journée s’est ouverte sur un temps de partage d’expériences entre les participants. Enseignants et animateurs associatifs, venus d’horizons différents, ont d’abord échangé sur leurs pratiques quotidiennes : comment capter l’attention d’un groupe d’enfants, comment transmettre une notion sans passer uniquement par le cadre scolaire classique, comment s’adapter à des publics très divers.
Cet échange a permis de poser les bases théoriques de l’éducation non formelle : contrairement à l’enseignement formel, dispensé dans un cadre institutionnel structuré, elle mise sur l’apprentissage par l’action, la spontanéité et la coopération. Elle trouve naturellement sa place dans les activités périscolaires, les centres de loisirs ou les projets associatifs, là où enseignants et acteurs de terrain se croisent régulièrement autour des mêmes enfants.
Des activités pour éprouver la méthode
Après ce temps de réflexion collective, place à la pratique. Les participants ont été invités à expérimenter eux-mêmes plusieurs outils mobilisables avec les enfants.
Le théâtre-photo figé a particulièrement marqué les esprits : par petits groupes, les participants devaient composer des tableaux vivants immobiles pour représenter une émotion, une situation ou un conflit, avant de les faire « parler » en donnant la parole à un personnage figé. Cette technique, simple à mettre en œuvre, s’est révélée un excellent moyen de travailler l’expression des émotions et la prise de parole en public, y compris pour des enfants peu à l’aise à l’oral.
Un atelier autour de l’apprentissage ludique d’une langue étrangère a également permis de montrer comment des jeux de rôle, des chansons ou des mises en situation peuvent faciliter l’acquisition de vocabulaire sans passer par la mémorisation classique.
D’autres activités, tout aussi concrètes, ont complété ce parcours pratique, chacune illustrant un principe clé de l’éducation non formelle : apprendre en faisant, apprendre ensemble, et laisser une place à l’erreur et à l’expérimentation.
Des ressources pour prolonger la démarche
En fin de journée, les organisateurs ont présenté les ressources du projet mises à disposition des participants : fiches d’activités prêtes à l’emploi, supports méthodologiques et pistes pour adapter les exercices testés à différents contextes — classe, centre de loisirs, atelier associatif.
L’objectif affiché est clair : que cette journée ne reste pas un moment isolé, mais serve de point de départ à une diffusion plus large de ces pratiques sur le territoire. En donnant aux enseignants et aux acteurs associatifs les mêmes outils et le même langage commun, la formation entend aussi renforcer les liens entre le monde scolaire et le tissu associatif local, deux mondes qui, à Pantin comme ailleurs, gagnent à travailler main dans la main autour des enfants.
« On repart avec des outils qu’on peut réutiliser dès la rentrée facilement grâce aux ressources du projet. » — un participant à la formation
Une dynamique à poursuivre
Les retours des participants, recueillis à chaud, témoignent d’un réel enthousiasme pour ces méthodes actives, jugées complémentaires des approches plus classiques. Plusieurs ont d’ores et déjà manifesté l’envie de réutiliser le théâtre-photo figé ou les jeux de langue dans leurs propres structures dès la rentrée.
Cette formation illustre une tendance de fond : celle d’une éducation qui ne se limite plus aux murs de la salle de classe, et qui se construit de plus en plus à la croisée de l’école, des associations et du territoire.
